30 Apr
2011
Mediapart poursuit ses "révélations" sur le foot français. Pour le moment, toujours pas de document mais des verbatims tronqués et sortis de leur contexte d'une réunion de travail. Certains propos ne sont pas politiquement corrects (c'est à dire Halde compliant) mais on est loin du racisme institutionalisé dénoncé par les journalistes.Voilà un extrait du verbatim (en rouge mon commentaire).
Laurent Blanc: Qu'est-ce qu'il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les blacks (...) - phrase tronquée sortie du contexte - Je crois qu'il faut recentrer, surtout pour des garçons de 13-14 ans, 12-13 ans, avoir d'autres critères, modifiés avec notre propre culture (...) - phrase tronquée sortie du contexte. On parle peut être de culture de jeu, non ? - Les Espagnols, ils m'ont dit: “Nous, on n'a pas de problème. Nous, des blacks, on n'en a pas”.» - phrase sortie du contexte -
Erick Mombaerts: Est-ce qu'on s'attelle au problème et on limite l'entrée du nombre de gamins qui peuvent changer de nationalité? - on parle bien du problème des bi-nationaux pas de noirs ou d'arabes -
Laurent Blanc: Moi j'y suis tout à fait favorable. - ça colle avec les propos de la DTN sur la nécessité de traiter le problème de la fuite des jeunes formés en France et portant ensuite le maillot d'autres sélections -
François Blaquart: On peut s'organiser, en non-dit, sur une espèce de quota. Mais il ne faut pas que ce soit dit.
Erick Mombaerts: Donc il faut 30% ? (...) Il y a bien des clubs comme Lyon qui le font dans leur centre de formation.
Francis Smerecki: Je dis: première chose, c'est discriminatoire.
Surtout, l'histoire des quotas est sortie uniquement sur les joueurs pouvant changer de nationalité à la fin de leur formation. Il n'y a rien sur une barrière à l'entrée pour les noirs ou les arabes. La réfléxion de la DTN s'arrêtait donc bien à éviter de former des joueurs faisant ensuite le bonheur de sélections hors de France.
Mediapart a intérêt à sortir des preuves bien plus crédibles que ça, pour le moment on dirait un pseudo-scoop de tabloïd anglais fondé sur des rumeurs de caniveau.